Programme de cessation tabagique

Le programme est offert aux membres du Centre ÉPIC et aux patients de l’Institut de Cardiologie de Montréal.

 

Description du programme

Leader en prévention, le Centre ÉPIC a créé un programme qui a comme objectif premier d’accompagner les patients dans leur démarche d’abandon du tabac.

Quelques mots sur le tabagisme

Saviez-vous que la recherche sur le tabagisme a permis d’identifier plus de 4000 substances chimiques dans la fumée du tabac? La fumée du tabac contient du monoxyde de carbone, du goudron et une multitude de produits nocifs (arsenic, plomb, benzène, etc.). De plus, une cinquantaine de substances cancérigènes ont été répertoriées.

Au-delà des inconvénients qui peuvent déranger au quotidien comme la toux, des essoufflements, des crachats et du vieillissement prématuré de la peau, le tabagisme est l’un des principaux facteurs de risque de maladies sérieuses et réduit en moyenne l’espérance de vie d’une dizaine d’années. Parmi les problèmes de santé qu’il cause, notons l’ulcère gastroduodénal, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires telles que l’AVC et l’athérosclérose, la bronchite chronique et l’emphysème. Plusieurs types de cancers, tels le cancer du poumon, de la gorge et du cou (larynx, oesopharynx, oropharynx), de l’œsophage, de la vessie, du rein, du col de l’utérus, sont attribuables au tabagisme.

Le tabagisme est la cause de mortalité évitable numéro 1 au monde. Pourtant, la dépendance au tabac est si forte qu’à peine 3 % à 10 % des fumeurs réussissent à cesser de fumer sans aide au bout d’un an alors que le taux de succès monte entre 15 % à 20 % lorsque le fumeur bénéficie de support.

La bonne nouvelle, c’est que les changements sont possibles, même après une longue carrière de fumeur!

Les sceptiques seront heureux d’apprendre que le risque de maladie diminue grandement peu de temps après avoir cessé de fumer. La recherche nous indique par exemple que le risque d’infarctus du myocarde diminue dans les jours suivant l’arrêt et qu’un an seulement après l’arrêt, le risque a déjà diminué de moitié. Cinq années après l’arrêt, le risque est sensiblement le même que celui d’un individu qui n’a jamais fumé!

Rencontres individuelles

Cette clinique est basée sur un suivi individuel fait par une infirmière spécialisée en cessation tabagique. La première rencontre, qui a lieu au début du processus d’abandon, permettra à celle-ci de connaître et de cerner les besoins du patient afin de lui offrir un soutien personnalisé. Pour avoir une évaluation complète, l’infirmière remet quelques questionnaires qui sont remplis par le patient lors de cette rencontre. Cela permet donc :

• D’évaluer de façon sommaire les symptômes anxieux et dépressifs.
• D’évaluer le niveau de dépendance à la nicotine du patient.
• D’évaluer le taux de monoxyde de carbone expiré par le patient.
• De dépister les symptômes de début de maladie pulmonaire chronique (investigation au besoin).

L’entretien se déroule sous forme de discussion entre l’infirmière et le patient.

Plusieurs aspects sont abordés :

• Ses expériences avec les tentatives d’abandon antérieures.
• Ses motivations, ses craintes face à sa prochaine tentative.
• Les effets du tabac sur sa santé globale.
• La médication prise par le patient.
• Ses antécédents médicaux.
À partir des objectifs fixés par le patient, un plan de réduction ou de cessation tabagique est discuté. Si le patient désire obtenir une aide pharmacologique, l’infirmière lui présente et lui explique les choix qui s’offrent à lui. Elle peut lui suggérer le traitement idéal en fonction de ses expériences passées et de son histoire médicale.
• Thérapie de remplacement nicotinique (timbres, pastilles, gomme, inhalateur ou vaporisateur)
• Champix
• Zyban

Suivis téléphoniques

Par la suite, l’infirmière effectue régulièrement des suivis téléphoniques avec le patient. Elle le conseille, l’écoute et l’encourage. Le but : éviter les rechutes et s’assurer de l’efficacité et de la bonne utilisation du traitement pharmacologique (si utilisé). Elle repère les signes de sevrage ou les effets secondaires des médicaments utilisés et suggère des ajustements de dosage au besoin. Si nécessaire, des rencontres supplémentaires sont offertes au patient afin d’augmenter ses chances de réussite.

Référence

Lors de ses interventions, si l’infirmière détecte un problème d’ordre psychologique ou physiologique chez le patient, elle référera celui-ci à un professionnel de la santé (médecin, psychologue, inhalothérapeute) capable d’améliorer sa condition ou sa qualité de vie.

Inscription

Pour plus d’informations et pour connaître votre admissibilité, communiquez avec Claire Risso au 514 374-1480.