Exercice

Recherche clinique en exercice et entraînement

Notre programme de recherche s’intéresse aux effets cardiovasculaire et métabolique de différents types d’exercice et d’entrainement physique chez les personnes avec facteurs de risques cardiovasculaires, en surpoids et avec maladies cardiaques.

Projets de recherche en cours

Projet AQUASPINNING

Comparaison des réponses cardio-pulmonaires et hémodynamiques lors de l’exercice sur ergocycle immergé vs. sur terrain sec chez le sujet coronarien.

Responsables: Dr Martin Juneau (M.D), Dr Mathieu Gayda (Ph.D), Dr Anil Nigam (M.D), Mauricio Garzon (M.Sc)

Description générale: L’exercice en immersion dans l’eau peut favoriser les réponses efficaces du cœur et diminuer les impacts sur les articulations. L’évaluation sur ergocycle (vélo) en immersion permet de mesurer de façon plus exacte les effets de l’exercice à différents niveaux d’intensité sur la fréquence cardiaque et la consommation d’oxygène entre autres variables, ainsi que mieux doser l’exercice relativement à la marche et/ou à la course dans l’eau.Nous pensons qu’avec cet outil, les patients avec votre condition pourraient bénéficier des effets positifs de l’immersion dans l’eau lors d’un programme d’exercice. La présente étude vise à comparer les mesures cardiovasculaires à l’effort lors d’un exercice maximal sur ergocycle (vélo) immergé dans l’eau et sur ergocycle (vélo) standard sur terrain sec à température ambiante chez le sujet coronarien.

But de l’étude :
Le but de l’étude est de comparer les réponses physiologiques (cardiaques, pulmonaires, vasculaires et musculaires) à l’effort sur ergocyle en immersion vs. terrain sec chez le sujet sain.

Pour plus de détails : Julie Lalongé, assistante de recherche 514 374-1480 poste 4259 

Projet COGNEX

Réentrainement à l’effort, débit cardiaque, oxygénation cérébrale, et performance cognitive chez les patients présentant une maladie coronarienne.

Responsables : Dr Anil Nigam, Dr Mathieu Gayda (Ph.D), Dr Vincent Gremeaux (M.D; MS.C), Martin Juneau (M.D), Frédéric Lesage (Ph.D), Eric Thorin (Ph.D), Jean Lambert (Ph.D), Louis Bherer (Ph.D).

La maladie des artères coronaires provient de l’accumulation d’un certains nombres de facteurs de risques cardio-vasculaires, tels que l’hypertension artérielle, le surpoids, la sédentarité, les troubles lipidiques, le diabète ou encore le stress. La maladie coronarienne expose également à une baisse des performances cognitives (mémoire, raisonnement abstrait, exécution, calcul…) plus marqué que celle liée au vieillissement normal chez le sujet sans maladies cardiaques. Les mécanismes supposés seraient dus entre autre à la baisse du débit cardiaque et de la perfusion cérébrale. L’activité physique régulière a un effet protecteur sur le développement ou l’évolution de troubles cognitifs. Une des hypothèses serait celle d’une amélioration du fonctionnement des artères du cerveau, et donc de la perfusion cérébrale, en réaction à la pratique d’une activité physique régulière. L’oxygénation cérébrale peut être étudiée et mesurée avec un appareil totalement inoffensif et indolore utilisant de la lumière proche de l’infra-rouge (NIRS).

But de l’étude : Le but de ce travail est donc d’étudier les effets d’un programme de réentrainement à l’effort par intervalles (haute intensité) vs. un réentrainement à l’effort en continu (intensité modérée) sur la fonction cognitive, l’oxygénation cérébrale, débit cardiaque, et la capacité physique chez des patients atteints de maladie coronarienne et d’insuffisance cardiaque.

Pour plus de détails : Julie Lalongé, assistante de recherche 514 374-1480 poste 4259

Projet ANGIO-EX

Impact métabolique de l’exercice intermittent ou continu sur l’angiopoietin-like 2 plasmatique chez les sujets avec différents profils cardiométaboliques (sujets en surpoids).

Responsables : Dr Martin Juneau (M.D), Dr Anil Nigam (M.D), Dr Mathieu Gayda (Ph.D), Dr Eric Thorin (Ph.D), Dr Christine Des Rosiers (Ph.D), Dr Nathalie Thorin-Trescases (Ph.D.), Dr Jean Lambert (Ph.D.)

De très nombreuses études ont démontré les bénéfices de l’entraînement à l’effort tant chez les personnes en santé que chez les personnes qui présentent une maladie coronarienne : diminution de la mortalité, de la tension artérielle, du poids et augmentation de la capacité aérobie. Il est actuellement recommandé d’entraîner les patients à des intensités modérées à vigoureuses soit de manière continu et/ou intermittente (entrecoupée de période de récupération ou repos) afin qu’ils puissent maintenir un niveau d’effort pendant une durée assez longue (20 à 60 minutes). Or, de nouvelles études montrent les bienfaits de l’exercice à des intensités plus élevées. Une méthode efficace pour le réentraînement est l’exercice intermittent, une méthode bien connue des entraineurs sportifs. Cela consiste à enchaîner des périodes d’effort à des intensités proches de votre puissance maximale développée au dernier palier de votre test à l’effort avec des périodes de récupération soit actives (ex : pédalage à faible intensité) soit passives (repos complet). C’est-à-dire enchaîner tout simplement des phases courtes d’exercices avec des phases courtes de récupération. Les mécanismes métaboliques expliquant les différences entre les deux types de protocoles d’exercice (intervalle et continu) restent peu documentés.Récemment, nous avons observé que la quantité d’une protéine sanguine dont la fonction biologique est encore mal connue, l’angiopoiétine-like 2 (angptl2), diminuait après un petit déjeuner riche en sucre et 24 heures après un entrainement de 30 min par intervalle, alors qu’elle augmentait après un entrainement continu. D’autre part, il semble que son niveau dans le sang soit positivement lié au glucose sanguin (plus de glucose équivaut à plus d’angptl2) et négativement lié au cholestérol sanguin.

Buts de l’étude :

1- Le but de notre étude est donc de définir quels sont les paramètres sanguins qui sont associés avec la concentration d’angptl2 dans le sang, c’est dire le glucose, le cholestérol ou les acides gras chez des sujets en surpoids (volet 1).

2- Étudier les réponses cardiopulmonaires, hémodynamiques et métaboliques lors d’une session d’exercice intermittent ou continu chez des sujets en surpoids (volet 1).

3- Étudier les effets d’un programme d’entraînement par intervalles sur la concentration d’angiopoiétine-like 2 (angptl2), les paramètres cardiovasculaires, sanguins chez des patients coronariens et obèses (volet 2).

Pour plus de détails : Julie Lalongé, assistante de recherche 514 374-1480 poste 4259